Une rose seule, de Muriel Barbery

Ce livre qui a bien failli me tomber des mains !

par | 11/10/2020

Sorti en août 2020 chez Actes Sud - 158 pages. Roman

J’ai adoré lire, il y a quelques années, L’élégance du hérisson (2006) et Une gourmandise (2000) de cette auteure.

Muriel Barbery a vécu un an au Japon avec pour but d’écrire sur ce pays qui la fascinait. Nous en attendions impatiemment le résultat. Aussi quand François Busnel en cette rentrée littéraire de 2020 nous présente ce livre, cet aboutissement enfin réalisé, j’ai été fort impatiente de le lire : aimant l’auteure, les jardins japonais, l’ikebana, la littérature japonaise, a priori ce livre m’était destiné !

157 pages que je pensais dévorer… Eh bien non ! Je l’ai lu par petites portions, impossible d’avancer : ni prise par l’histoire, ni emportée par ce personnage principal, cette Rose arrivant au Japon, à Kyoto précisément, dans le but de prendre connaissance du testament de son père japonais qu’elle n’a jamais rencontré.
Rose est distante, agaçante, précieuse, prétentieuse, éthérée. Elle a des amants de passage qu’elle ne désire pas plus de trois jours… Elle met entre elle et les autres, entre elle et les plantes (pourtant botaniste de profession) comme un écran impénétrable. Une emmerdeuse je vous dis ! Et son histoire soporifique, bien écrite, trop peut-être car quand on atteint ce degré d’évanescence, quel ennui !

« Les azalées y déployaient en feux d’artifices étoilés leurs pétales roses et mauves. Au pied des lanternes de pierre, des hostas jaillissaient de la même mousse rase et veloutée qu’on voyait partout ; à droite une rangée d’érables ; à gauche, un mur blanc où, dans le crépuscule naissant, flottaient les ombres d’un bosquet de bambous. »

Rose est conduite de temple en temple, d’un jardin à l’autre par le chauffeur… et l’homme de confiance de son père : Paul. Ils vont manger ensemble… invariablement du poisson (où est passée l’auteure d’Une gourmandise ? Celle qui nous faisait saliver ! Ils boivent de la bière glacée et du saké.

En désespoir de cause, prête à abandonner, hier, je me suis dit : Il faut que j’en finisse ! C’est dire le plaisir que je tirais de cette lecture. Et non, je n’y suis pas parvenue ! Aujourd’hui enfin, les quarante dernières pages d’un coup… car cette Rose devient un peu plus incarnée. La métamorphose de l’amour !

Alors, si vous allez jusqu’au bout vous aurez la suite du titre : Une rose seule, c’est toutes les roses.

Mais qui sait, vous allez peut-être adorer ce livre… il ne m’était certainement pas destiné et j’ai bien faillé le laisser me tomber des mains.

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