Sorti chez Zulma en 2019 – 262 pages. Roman. Traduit de l’islandais par Eric Boury.

En 1942, naissance d’Hekla, baptisée par son père du nom d’un volcan puisqu’il les aime tant.

Elle éprouve une très grande complicité avec Jon, son véritable ami, qui se considère comme « un accident qui n’aurait jamais dû voir le jour », à qui elle confie qu’elle écrit.

Le seul travail qu’il puisse trouver est celui de marin qu’il exècre. Jon a très envie de quitter l’Islande où son homosexualité est insupportable à vivre et d’emmener Hekla à l’étranger.

Hekla, très jolie, a du mal à se faire respecter dans son pays où les femmes sont payées la moitié du salaire des hommes et où il est impossible d’échapper au harcèlement.

Un roman dense, riche qui décrit si bien un pays peu évolué dans les années 60, avec des personnages attachants qu’on a l’impression d’avoir rencontrés et connus grâce au talent de l’auteure. A lire absolument !

LE GRAIN DE SEL DE LA SL
En vérité, je n’aime pas mais alors pas du tout les concours de beauté. J’aime énormément, par contre, les éditions Zulma. Pour leurs couvertures, oui, je l’avoue sans contrainte, mais également pour le choix de leurs auteurs (et les conseils des responsables de la « maison » sur les salons littéraires ; je me souviens qu’à chaque passage sur le stand Zulma des Étonnants Voyageurs de Saint-Malo je suis restée à papoter longuement avec les unes et les autres ; elles savent ce qu’il y a dans leurs romans, elles savent de quoi elles parlent et ne tentent pas de vous faire acheter un livre sans avoir cherché à connaître vos propres goûts ou envies de lecture). Enfin, j’ai lu et aimé un roman d’Audur Ava Olafsdottir, L’embellie au moment de sa sortie (en 2004, déjà, oh là là là…). Alors, si Miss Islande me tombe dans les mains, il y restera sûrement…