Je reste ici, de Marco Balzano

Un roman exceptionnel, court et dense, qui explique bien le désarroi de ces montagnards, bousculés dans leur nationalité, leur histoire, leur vie, leurs croyances...
Sorti en août 2018 chez Philippe Rey, 221 pages. Puis en format poche chez 10/18 en août 2019 . 211 pages. Roman. Traduit de l’italien par Nathalie Bauer. Titre original : Resto qui.


Tyrol du Sud, en 1919, Bolzano dans le Haut-Adige, les montagnards deviennent italiens, contraints et forcés. Un drame pour la plupart d’entre eux. En plus de la nationalité et de la langue imposées, ils héritent du fascisme qu’ils détestent pour la plupart. Leur rébellion consistera à mettre leurs espoirs en Hitler.

L’annonce de la construction d’un barrage qui ensevelirait le village bouleverse les habitants, partagés entre les partisans et les opposants à la noyade de leurs maisons et de leurs terres.

Trina, institutrice, épouse Erich, orphelin. Disparition mystérieuse de leur fille, longtemps inexpliquée et difficile à admettre.

Un roman exceptionnel, court et dense, qui explique bien le désarroi de ces montagnards, bousculés fondamentalement dans leur langue, leur nationalité, leurs terres, leur histoire, leur vie, leur idéologie, leurs croyances.

Une histoire qui rappelle, par le lieu et l’époque, le magnifique roman de Francesca Melandri Eva dort.

par | 29/10/2020

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