Europe, mes mises à feu ⇜ Erri de Luca

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Erri de Luca

Erri de Luca, nĂ© Ă  Naples d’une famille bourgeoise ruinĂ©e par la guerre, a vĂ©cu son enfance et son adolescence dans des conditions trĂšs modestes. Il admirait son pĂšre qui lui a transmis son amour des livres – peut-ĂȘtre en le faisant dormir dans sa bibliothĂšque, faute de chambre d’enfant.
AprĂšs ses Ă©tudes secondaires, il quitte sa famille, s’engage Ă  gauche (communiste puis anarchiste) et travaille comme ouvrier pendant une vingtaine d’annĂ©es, dans diffĂ©rents pays du monde, participant activement aux mouvements sociaux ouvriers, notamment chez Fiat.

Il écrit ses premiers textes tout en travaillant. Le premier en hommage à son pÚre malade. Suivront des romans et des nouvelles, tous au caractÚre autobiographique. Parmi eux, Montedidio (Gallimard, 2002) a reçu le prix Femina étranger et le Prix européen de littérature en 2013).
Erri de Luca est également scénariste, acteur, traducteur et journaliste (il a écrit de nombreux articles pour La Repubblica, Il Matino et Il Manifesto.
Sportif passionnĂ© d’alpinisme, il Ă©crit sur ce thĂšme Impossible (Gallimard, 2020), un roman qui se dĂ©roule dans les somptueuses et particuliĂšrement inaccessibles Dolomites italiennes.


C’est par cette dĂ©claration que s’ouvre cet essai :

« J’ai Ă©tĂ© incitĂ© Ă  la littĂ©rature par la poĂ©sie du XXe siĂšcle ».

Une mise au point trĂšs claire sur sa position vis-Ă -vis de l’Europe et de la MĂ©diterranĂ©e, que Erri de Luca n’hĂ©site pas Ă  appeler le “laboratoire le plus intensif de transformation des corps humains en plancton”.

Il «dĂ©plore une Europe qui s’imagine verrouillĂ©e pour vieillir dans son hospice de luxe”.

Et, bien sĂ»r, affirme que notre devoir est de donner le droit d’asile aux :

« clandestins », « migrants », « exilés », « réfugiés »,

appellations qui diffĂšrent selon les Ă©poques, et qu’il prĂ©fĂšre appeler « hĂŽtes de passage ».

Sans oublier le “remùde obligatoire et humanitaire
 contre le racisme et le nationalisme : la lecture des livres du monde”.

Indispensable ! De plus en plus indispensable !

Cathy la SL
Mais oui, on le lit sans cesse, on le dit toujours : il faut lire pour comprendre le monde et les peuples qui l’habitent. Comment ai-je pu passer Ă  cĂŽtĂ© de cet appel Ă  l’amour, Ă  la justice et Ă  la tolĂ©rance ?! Le voilĂ  sur ma liste de cadeaux qui s’allonge, qui s’allonge, qui s’allonge et qui promet des PAL hautes, hautes, hautes en janvier !
Et je vais aller voir de plus prùs cette collection Tracts de Gallimard que je ne connaissais pas

Merci Cunégonde pour tes choix de lecture et les conseils qui en découlent.

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