Décombres flamboyants, de Tom Lanoye

EN DEUX MOTS : un roman très fort, remarquablement bien écrit et construit, qui aborde de nombreux sujets dérangeants, parmi lesquels le suicide, le racisme, l’amitié, l’accueil, la religion, le respect, l’adolescence, la radicalisation, la confiance…

par | 3/10/2020

Sorti en 2019 au Castor Astral. 374 pages. Traduit du néerlandais (Belgique) par Alain van Crugten.

Gédéon Rottier, bègue à la curieuse devise : « l’homme n’est pas fait pour vivre en groupe. C’est déjà assez difficile à deux », attache beaucoup d’importance à la beauté, entre autres celle d’un coq qui débarque un beau jour dans son jardin : « La beauté doit vous frapper d’un coup comme un sniper dans une guerre civile. À l’improviste et inexorablement. »

Après plusieurs échecs professionnels, il trouve le travail « exceptionnel » qu’il cherchait : nettoyeur exceptionnel dans une firme d’assainissement : « Nous commençons là où les autres démissionnent ».
Descriptions ahurissantes de toutes sortes de déchets, humains ou non, qu’il est chargé d’éliminer au cours de ses différents chantiers : une épuration, quelle que soit l’ampleur de la putréfaction, qui aboutit à une purification. Gédéon est « né pour ce job ».

Il rencontre Youssef, nouveau venu dans son travail, qu’il va héberger dans son hôtel particulier, aménagé d’une façon peu banale, que je vous laisse découvrir. S’ensuivra une relation originale que la vague d’attentats terroristes va compliquer.

Tom Lanoye nous livre un roman très fort, remarquablement bien écrit et construit, qui aborde de nombreux sujets dérangeants, parmi lesquels le suicide, le racisme, l’amitié, l’accueil, la religion, le respect, l’adolescence, la radicalisation, la confiance…
En un mot, fabuleux mais pas à mettre entre toutes les mains. Il n’empêche que je l’ai adoré et ne peux que vous le recommander vivement.

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