Chroniques

La maison Ipatiev, de John Boyne

La maison Ipatiev, de John Boyne

Amour avec un très grand A, contexte historique réaliste, émotion, mystère, tout est intense dans cette fiction mêlant une histoire et l’Histoire, des personnages fictifs à d’autres ayant existé…

Islanova, de Jérôme Camut et Nathalie Hug

Islanova, de Jérôme Camut et Nathalie Hug

Huit cents pages, que c’est lourd ! Pourtant si j’avais pu, je les aurais lues d’une traite. Sur des problématiques actuelles et réalistes, déjà gravissimes en soi : incendies de forêts criminels, « terrorisme » écologique, prises d’otages, gourou charismatique et adolescents révoltés en fugue, les auteurs s’autorisent un rebondissement par page ou presque

Ça raconte Sarah, de Pauline Delabroy-Allard

Ça raconte Sarah, de Pauline Delabroy-Allard

Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure.

Surface, d’Olivier Norek

Surface, d’Olivier Norek

Une nouvelle capitaine cabossée mais vaillante, des secrets et des non-dits qui remontent, un village aux apparences trompeuses et un autre englouti, des sujets inattendus… Olivier Norek renouvelle son équipe, les lieux et les sujets de réflexion, mais il tient son lecteur en haleine du début à la fin sur un rythme crescendo et avec une grande empathie pour les personnages qui la méritent. On en redemande.

Une joie féroce, de Sorj Chalandon

Une joie féroce, de Sorj Chalandon

Quelle claque ! Au cancer, à la mort, aux hommes, au malheur ! Un hommage à la résistance de tout poil (le cancer est une guerre), à la solidarité et aux femmes. Sûrement le meilleur livre d’un auteur aussi généreux que respectueux de l’être humain. Ici, une femme pour la première fois. Un summum d’humanité.

Les gratitudes, de Delphine de Vigan

Les gratitudes, de Delphine de Vigan

Un livre court, resserré dans le temps, mais dense et fort. Malgré un sujet difficile : la perte de la mémoire et de l’autonomie en fin de vie, et un final quasi-inéluctable, le goût qui nous en reste est sucré-salé. Delphine de Vigan nous livre une histoire écrite avec son cœur, remplie d’humanité et de générosité innées. D’humour, aussi, beaucoup…

Le jeu du pendu, d’Aline Kiner

Le jeu du pendu, d’Aline Kiner

Un suspense distillé au compte-gouttes dans un petit village (fictif) pas encore remis des blessures de la guerre et sinistré par la fermeture de la mine, et une écriture précise, légère et littéraire à la fois. Entre Simenon et Elisabeth George.

Voyageur, d’Antonio Machado

Voyageur, d’Antonio Machado

Jamais je n'ai cherché la gloire Ni voulu dans la mémoire des hommes Laisser mes chansons Mais j'aime les mondes subtils Aériens et délicats Comme des bulles de savon. J'aime les voir s'envoler, Se colorer de soleil et de pourpre, Voler sous le ciel bleu, subitement...