Les hors du commun

Une joie féroce, de Sorj Chalandon

Une joie féroce, de Sorj Chalandon

Quelle claque ! Au cancer, à la mort, aux hommes, au malheur ! Un hommage à la résistance de tout poil (le cancer est une guerre), à la solidarité et aux femmes. Sûrement le meilleur livre d’un auteur aussi généreux que respectueux de l’être humain. Ici, une femme pour la première fois. Un summum d’humanité.

Né d’aucune femme, de Franck Bouysse

Né d’aucune femme, de Franck Bouysse

Dès l’introduction, le lecteur est pris en otage, prisonnier des pages à venir. Après l’arrivée d’un homme inconnu quelque part dans une région pauvre française, après une confrontation surréaliste inachevée entre un tout jeune enfant et un cheval fougueux dans sa stalle,

Loup et les hommes, d’Emmanuelle Pirotte

Loup et les hommes, d’Emmanuelle Pirotte

Que dire après une lecture pareille ? Qu’écrire ? Que la lecture N’EST PAS UN PASSE-TEMPS et que si elle en est un c’est parce qu’il faut du temps pour lire, mais qu’elle est la plus merveilleuse des passions, celle qui procure le plus grand bonheur, le plus durable en tout cas ? Que certains livres nous transportent ? Et que celui-ci est en tous points magique ? Tant dans l’écrit que dans l’écriture. Disons surtout que les non lecteurs ne savent pas ce qu’ils perdent…
Encore une histoire qui nous porte et nous emporte d’un grand souffle romanesque dans un autre lieu et en un autre temps. Avec finesse et objectivité et sans parti pris aucun, Emmanuelle Pirotte nous relate la fin de la conquête de l’Iroquoisie par les colons. Les Hommes Blancs. Et c’est comme si nous y étions…

Les Coups de cœur

Ça raconte Sarah, de Pauline Delabroy-Allard

Ça raconte Sarah, de Pauline Delabroy-Allard

Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure.

Les gratitudes, de Delphine de Vigan

Les gratitudes, de Delphine de Vigan

Un livre court, resserré dans le temps, mais dense et fort. Malgré un sujet difficile : la perte de la mémoire et de l’autonomie en fin de vie, et un final quasi-inéluctable, le goût qui nous en reste est sucré-salé. Delphine de Vigan nous livre une histoire écrite avec son cœur, remplie d’humanité et de générosité innées. D’humour, aussi, beaucoup…