Paru chez Folio en 2011. 512 pages. Premier roman.

Les nanars se suivent et ne se ressemblent pas. Commencé dans un train peu de temps après la chute de mon nanar précédent et terminé dans une salle d’attente médicale, il ne m’est tombé des mains qu’à la dernière page…

L’histoire : Lui, brillant médecin d’origine indienne installé à San Francisco, entretient depuis des années une relation avec sa blonde secrétaire. Allergique à tout ce qui lui rappelle l’Inde et ses traditions ancestrales. Elle, professeure de littérature dans un collège pour filles quelque part dans le sud de l’Inde, considérée à trente ans comme une vieille fille bientôt impossible à marier. Un mariage arrangé auquel lui tente en vain de se soustraire lors d’une brève visite à un grand-père malade. Le retour en Amérique avec l’épouse non choisie. Je vous laisse deviner la suite.

Que dire du style ? Rien.

Au final, en plus d’être l’histoire d’amour la plus niaise et la plus téléphonée de ces dernières années, ce roman n’est qu’une accumulation de poncifs sur l’Inde et le poids des traditions, la confrontation entre cultures orientale et occidentale, et la condition féminine, le héros retrouvant ses racines à mesure que l’héroïne s’émancipe.

Ce livre est la lecture idéale pour tromper l’ennui dans les salles d’attente ou sur la plage, avec l’assurance qu’elle ne vous provoquera ni migraine ni insomnie, tout au plus une vague satisfaction après le happy end.

Cependant, c’est un premier roman, on peut espérer que le prochain sera meilleur. Qui lira verra…

C’est décidé, je me spécialise dans la chronique des nanars et je vais bientôt demander à Cathy de me confier la rubrique Tombés des mains de Bouquivore.com.

 

En deux mots

Un mauvais téléfilm, une histoire qu’on connaît avant même d’avoir ouvert le livre.