Sorti en janvier 2015 chez Quai Voltaire. 300 pages. Traduit de l’anglais par Anouk Neuhoff. Roman. Lu jusqu’à la page 110.

Je n’avais rien lu d’Angela Huth jusqu’à présent, même si Tristes silences et Quand rentrent les marins sont dans les rayonnages de ma bibliothèque. Je n’aurais peut-être pas dû commencer par celui-ci car ce que j’ai pu lire et entendre de cette auteure anglaise m’avait plutôt donné envie d’en savoir davantage, donc de lire ses livres.

Eh bien, mal m’en a pris. Outre l’écriture que j’ai trouvée plus que moyenne en dépit d’une certaine aisance (problème de traduction ?) avec un rythme plan-plan et un style répétitif, l’intrigue ne m’a absolument pas intéressée. Certainement parce que le personnage masculin (Gladwyn, rien que ça, de son prénom) m’a semblé aussi charismatique qu’un poisson de fête foraine et que ses atermoiements avant de tromper sa femme (dont il est toujours amoureux) avec une femme, nettement plus jeune (!) à qui il se gardera bien de révéler qu’il est marié. Un mensonge pour chacune, pas de jalouse… Franchement, je n’ai pas eu le courage de lire davantage de pages pour savoir s’il y avait trahison ou non, ni qui Gladwyn trahissait ou ne trahissait pas. Bien trop compliqué, tout ça ! Si au tiers dépassé on n’a toujours pas décollé avec l’histoire, inutile de continuer. Mieux vaut sortir son cinquième amendement !

Si une copine m’avoue un jour l’avoir terminé, je lui demanderais de me raconter la fin. Par pure curiosité. Mais ne pas le savoir ne m’empêchera pas de vivre.

Cependant, pour être tout à fait honnête, je dois dire que ce roman n’est pas tombé dans mes mains au meilleur moment puisque, sortant de l’éblouissant ‘Temps glaciaires’ de Fred Vargas et sachant que l’enchaînement serait délicat je voulais quelque chose de ‘léger’, de calme et de bien écrit. Il faut bien dire que pour le léger j’ai été servie ! Au point que l’histoire de Gladwyn, sa femme et sa maîtresse a fini par me tomber des mains !

Qui sait, je n’ai peut-être pas été objective à 100 %. Heureusement que je n’ai pas repris ‘Berezinade Tesson que j’avais à peine commencé, car je ne l’aurais pas estimé à sa juste valeur !

C’est pourquoi que je n’abandonnerai pas définitivement Angela Huth sans avoir lu au moins un autre de ses romans. Promis, juré. Mais quand ?