Les grandes villes n’ont pas forcément l’apanage d’une activité culturelle importante. Pour la seconde fois, je suis allée à la présentation littéraire qui s’est déroulée à la Médiathèque de Lannion, pour l’automne 2017. Elle était animée par Emmanuelle G., libraire à la Librairie Gwalarn.

Photo : Ouest France du 2/10/2017

Une fois encore, Emmanuelle a présenté ses gros et ses petits coups de cœur, mais aussi bien d’autres livres dans des domaines très variés sans jamais en déprécier aucun et soulignant toujours qu’il en faut pour tous les goûts. Je n’en ferai pas la liste, vous la trouverez sur le site de la librairie Gwalarn dans un article de Ouest France.

Comme dans la librairie, elle nous a intéressés, surpris parfois, ravis toujours avec un enthousiasme, un humour et une joie passionnelle de lire jamais démentis et communicatifs. Elle a fait montre sans ostentation aucune, en toute simplicité, de sa grande culture livresque mais aussi avec de nombreuses références touchant aux domaines historique, social, et artistique.

J’ai peut-être regretté la brièveté de la présentation par livre, la rentrée étant cette année encore foisonnante de lectures pour tous. Mais le temps était compté et quoiqu’il en soit, Emmanuelle a le don de synthétiser une histoire, un récit ou un roman dit « de genre » en quelques mots bien choisis. Elle a réussi à m’accrocher sur des titres qui ne présentaient a priori aucun intérêt pour moi ! Autre regret, tout à fait personnel cette fois : la passionnée de littérature américaine, amérindienne en particulier (La collection Terres d’Amérique de Francis Geffard, Albin Michel, me ravit l’âme !) s’est sentie un peu frustrée de la quasi-absence de ces auteurs, qu’Emmanuelle a d’ailleurs regrettée et expliquée par l’arrivée plus tardive de leurs épreuves librairies. Elle a cependant mentionné Underground Railroad, de Colson Whitehead, couronné par le prix Pulizter, et un recueil de nouvelles de Callan Wink, jeune auteur du Montana qui a été le protégé de Jim Harrison les dernières années de sa vie. Tous deux publiés par mon éditeur fétiche Francis Geffard pour ne pas le nommer.

Quoiqu’il en soit, la prestation de ce samedi a été d’une grande qualité et cette dévoreuse de livres pourrait bien donner envie de lire à un analphabète. Un énorme merci à elle, et tant pis pour nos porte-monnaie qui feront ce qu’ils pourront et plus, c’est certain.

Lien vers la librairie Gwalarn