Sorti en août 2016 chez Gallimard, Collection Verticales. Roman policier

Lu, parce que j’avais adoré Entre les murs et que Télérama en disait le plus grand bien, une petite moitié de Molécules. Et l’ai finalement laissé tomber dans ma rubrique Tombés des mains. Polar psychanalytique, décalé et très bien écrit. Mais insuffisant pour moi au niveau de l’intrigue.

Un homme rencontre Jeanne, une jeune infirmière avec qui il sympathise et dont il finit par tomber amoureux. Las, elle ne l’aime pas et l’envoie bouler. Seize ans après, il la revoit par hasard main dans la main avec un homme plus âgé qu’elle. Empli de jalousie, il la suit et lui fait une scène dans la rue. Quelque temps plus tard il finit par trouver l’âme sœur lui aussi et par s’installer avec elle. Mais il ne réussit pas à lui faire l’amour. Sa solution, inspirée des conseils d’un voyant qui lui dit que son problème est « le blanc » : il en déduit que trucider Jeanne (elle porte une blouse blanche) qui l’a rejeté pourrait le libérer de son impuissance…

En dépit d’une écriture vertigineuse de beauté et d’un humour frôlant le burlesque que j’ai grandement appréciés, Molécules ne m’a pas retenue jusqu’à son final. Je n’ai accroché ni à l’histoire ni aux personnages, même si j’aime énormément les romans poético-policiers et les personnages déjantés. Une seule chose m’a réellement intéressée : la frontière mince qui sépare la folie de la normalité chez certains. Ainsi que les méthodes des policiers.

Ceci n’est bien évidemment qu’un avis tout personnel et je suis certaine que de nombreux lecteurs auront apprécié ce roman qui sort des sentiers battus de la littérature. J’aimerais beaucoup qu’ils contredisent mon avis sur ce blog et ne demande qu’à être convaincue que je suis passée à côté d’un roman formidable. Et je lirai d’autres livres de l’auteur car l’écriture et la fantaisie valent le détour. C’est juste que celui-ci ne m’était pas destiné…