Chroniques

Les fantômes du vieux pays, de Nathan Hill

Un monument de littérature. Le summum. Le rêve américain mis à mal dans son intégralité. Jubilatoire et véritable prouesse romanesque. Un « livre-monde » selon Cunégonde.

De la nature, de Lucrèce

Misérables esprits des hommes, cœurs aveugles !
Dans quelle obscurité, dans quels périls absurdes
Se consume pour rien leur presque rien de vie !

Asta, de John Stefansson

Malgré une chronologie mise à mal et un personnage principal peu sympathique, le grand Stefansson réussit, une fois de plus, à nous passionner.

Étranges étrangers, de Jacques Prévert

Hommes de pays loin
Cobayes des colonies
Doux petits musiciens
Soleils adolescents de la porte d’Italie
Boumians de la porte de Saint-Ouen
Apatrides d’Aubervilliers

De profundis, d’Emmanuelle Pirotte

Un roman en forme de fable futuriste qui déconcerte au départ, bouscule au mitan, émeut, horrifie et apaise à la fin. Avec, parfois, le don de nous convaincre sur des thèmes contemporains comme l’obscurantisme religieux, les migrants (ici les « errants ») et l’avenir de la planète.

La vraie vie, d’Adeline Dieudonné

Adeline Dieudonné nous plonge dans un roman noir qui raconte l’histoire d’une violence familiale à travers le regard d’une fillette surdouée de dix ans. Dans un huis-clos familial, l’héroïne s’acharne à survivre pour échapper à un univers de maltraitance et de cruauté bestiales et redonner le sourire à son petit frère Gilles, traumatisé lors d’un accident tragique.

L’épouse hollandaise, d’Eric McCormack

Un formidable roman d’aventure comme on n’en lit plus aujourd’hui, bien écrit, rempli de surprises, d’amour et de rebondissements. Divertissant, original et totalement dépaysant, L’épouse hollandaise nous offre un grand plaisir de lecture, gardant un esprit romanesque pur et dur du début à la fin. Avec en creux le portrait d’une femme amoureuse peu conventionnelle et la recherche d’identité de son fils.

Le lambeau, de Philippe Lançon

Chose promise… chose due. Voici la première chronique de ma coach en lecture. Vous savez, je vous en ai parlé : Cunégonde, ma popine qui lit comme elle respire voire plus et qui participe depuis toujours à Bouquivore, de près par ses commentaires écrits, de loin par...

Les chevaux du temps, de Jules Supervielle

Quand les chevaux du temps
J’hésite un peu toujours à les regarder boire
Puisque c’est de mon sang qu’ils étanchent leur soif.
Ils tournent vers ma face un œil reconnaissant
Pendant que leurs longs traits m’emplissent de faiblesse
Et me laissent si las, si seul et décevant