Sorti en juin 2016 chez Liana Levi Collection Piccolo. Roman policier. Traduit de l’italien par Fanchita Gonzalez Batlle. 248 pages.

Et voilà ! Encore un livre qui m’a échappé ! Encore un roman, un polar, qui m’est tombé des mains tout seul, sans même que je m’en mêle. Sans que j’aille jusqu’à la page 99, cette page fatidique qu’il faut atteindre avant de vouer un livre aux gémonies littéraires. Franchement, là ça n’a pas été possible. Page 63, c’est là que j’ai refermé définitivement le livre. Avec une pointe de regret quand même, mais bon.

Pourtant, il tombait à pic ce petit polar italien sans prétentions affichées mais présentant plutôt bien : auteur sous pseudo, suspense qui ne mange pas de pain mais qui se lit tout seul, littérature italienne en vogue sur le blog, des meurtres fleurant bon le serial killer, Marinella, une héroïne cabossée par la vie et plutôt sympa, la boîte où elle bosse justement croquée et, cerise sur le gâteau, un lieu prometteur pour le premier meurtre : les toilettes de ladite entreprise.

Sans oublier que l’abondance de livres violents et/ou noirissimes que je lis depuis un temps certain commence à entamer mon moral. J’avais besoin de lire un ou deux polars racontant des meurtres commis par un criminel – sadique ou non du moment qu’il reste dans les pages – et de quelques officiers de police purs et durs bien décidés à lui faire payer ses crimes même s’il leur faut deux ou trois cents pages pour en venir à bout. Celui-ci me semblait réunir ces conditions avec en sus apparemment suspense, loufoquerie et malaise social au rendez-vous. Plus des rumeurs d’adaptation cinématographique. Franchement, pas de quoi « jeter » un livre avant le mot « fin » !

Oui mais voilà, impossible d’être accrochée par ce livre pas forcément bien écrit (ou traduit je ne sais), qui démarre pourtant pas mal, c’est vrai, par une histoire de collègue de travail étranglée dans les toilettes. Mais quelque chose dans le rythme, dans l’intrigue, dans les redondances, dans la lassitude qui me prenait en regardant le numéro des pages lues et en le soustrayant du total… dans l’intérêt tout simplement, m’a crié page 63 : « stop, regarde un peu la hauteur de tes PAL ! Tu n’arrêtes de dire que tu n’as pas assez de temps pour lire tout ce que tu voudrais lire. Alors, quand tu n’auras plus rien à lire, tu pourras toujours retourner dans ta rubrique « Tombés des mains » ramasser les pots cassés !

J’ai obéi à la voix de la raison et refermé le livre définitivement, ayant déjà oublié les quelque soixante pages que j’avais lues ! Voilà, c’est aussi simple que ça. Et peut-être dommage. A vous de voir si le cœur vous en dit…