Sorti en janvier 2012 chez Flammarion. A peine 250 pages.

C’est le troisième roman de l’auteur, par ailleurs scénariste et auteur dramatique. Lu parce qu’encensé par François Busnel à La Grande Librairie. Ne surtout pas se fier à la – toute apparente – mièvrerie du titre.

L’histoire. Elle se déroule sur une seule journée de 1961, le 9 juillet, par une chaleur étouffante. L’événement déclencheur de cette journée, c’est l’arrivée du poste de télévision dans la famille Chassaing. En tache de fond, la décision d’Albert de se donner la mort ce jour-là précisément. Le personnage principal, Albert Chassaing, 38 ans, est ouvrier chez Michelin le jour et paysan le soir comme beaucoup d’hommes de son âge et de sa région. Il a fait la guerre de 39 à 45, d’abord affecté au fort de Schoenenbourg, sur la Ligne Maginot, puis deux ans de travaux dans une ferme allemande, mais n’en a jamais parlé à personne à son retour, pas même à sa femme qui, pas plus que les autres personnes de sa famille, n’a jamais posé de questions sur ses années de guerre et sur son silence, ce silence qui engendrera chez lui un mal-être permanent. Sa femme Suzanne, ménagère accomplie (parfait stéréotype de la femme des années soixante) est sur le point de ne plus l’aimer et de commettre l’adultère avec le postier. Alors qu’Albert vit dans l’immobilisme et la culture du passé, elle ne voit d’évolution qu’à travers le modernisme, notamment la télévision qui, elle l’espère, leur donnera des nouvelles de Henri, son fils adoré, enrôlé dans la guerre d’Algérie, dans un reportage annoncé sur cette guerre. Gilles, le fils cadet âgé de dix ans, est passionné de livres depuis qu’il a découvert Eugénie Grandet par hasard. Il lit en cachette car il n’ose pas en parler, sachant que sa mère, qui n’a d’yeux et d’amour que pour son frère aîné, et peut-être son père (qui ne comprendrait pas) n’apprécieraient pas, d’autant qu’il a trouvé le livre dans la sacro-sainte chambre de son frère.

Quatre personnages (on n’en côtoiera véritablement que trois dans le livre, même si Henri, le fils aîné est fortement «présent» dans les pensées et le cœur de sa mère !) à la fois ordinaires, simples (et complexes), tous les trois mal dans leur peau, tous les trois tristes à différents degrés, à qui il arrive des choses pas ordinaires. Le père pour avoir des pensées suicidaires, la mère en mal d’amour et le petit n’osant avouer sa passion pour la lecture et jaloux de son frère, ou plutôt de l’amour exclusif que lui porte sa mère. En arrière-plan, Madeleine, la mère d’Albert, vieille et oublieuse, «une ombre sèche» qui ne peut plus rien faire seule. On les découvre tous à l’instant «t», au lever du 9 juillet 1961, qui sera ce qu’on peut appeler une journée «particulière», à tous points de vue.

Au petit matin, la situation de base est paradoxale : la mère attend avec impatience l’arrivée du poste de télévision censé lui prouver images à l’appui que son fils est toujours en vie, tandis que son mari, lui, se bat avec ses idées suicidaires. L’attente de la vie pour l’une, l’attente de la mort pour l’autre. L’espoir d’un côté, le désespoir de l’autre.

L’atmosphère s’alourdit au fil des heures. La tristesse finit par confiner au désespoir pour Albert. Dès la première page, nous le cueillons en pleine crise existentielle, en train d’essayer de trouver le «courage» d’en finir avec la vie et surtout avec lui-même. Parce qu’il ne s’aime pas et il n’aime pas sa vie, parce qu’il a envie depuis très longtemps d’en finir avec la vie sans oser passer à l’acte. A vrai dire, si l’on ressent bien le mal-être d’Albert, on a du mal à comprendre ce qui le justifie, en tout cas au début de l’histoire. Si rien ne va tout à fait bien pour lui, rien ne va non plus tout à fait mal. Il mène une vie banale, presque ordinaire, avec ses peines et ses petites joies. En apparence seulement. Car il est en réalité pétri de désespoir. Il nous faudra attendre la toute dernière partie du livre pour comprendre quel traumatisme ancien l’a ainsi détruit et motivé par le suicide. Et pourtant, en dépit de ses doutes, de son indécision, Albert provoque en nous l’empathie. On devine quelque chose d’infiniment, de définitivement désespéré dans sa volonté de mourir. La découverte de l’infidélité de sa femme ce jour-là ne sera qu’une justification supplémentaire à une décision prise depuis longtemps.

Au passage, Albert relie la mort prochaine du cerisier planté par son grand-père à la sienne. Et en essayant vainement de l’abattre dans la matinée, c’est lui qu’il n’arrive pas à tuer. Le thème du cerisier revient plusieurs fois dans le récit. Au cours de ces vingt-quatre heures, Albert mettra ses affaires en ordre à sa façon, en confiant la supervision des études de son fils Gilles à son voisin Monsieur Antoine, un ancien professeur de français. Il sait que sa femme n’aime pas assez son cadet (qu’elle ne voulait pas) pour accepter qu’il s’adonne assidûment à la lecture, qu’elle considère totalement inutile.

A l’autre bout de l’histoire, en contraste absolu, Suzanne a elle aussi une journée «bien» remplie. Un repas de famille géré et préparé de A à Z par elle-même. Puis en fin d’après-midi, l’arrivée du poste de télévision tant attendu. En grande pompe, tous les voisins, tout le village sont attendus. Une véritable fête, à la mesure de l’impact imminent de ce phénomène technologique que représente l’accession, (l’intrusion ?) aux réalités du monde avec la boîte à images. Et entretemps, l’inattendu : l’amour dans la cascade, dans une très belle scène érotique. La journée passe, tant mal que bien. De crises de larmes en courts instants de jouissance pure (amour, lecture) les émotions coulent. On est dans le pathos, mais sans exagération : c’est juste qu’on ne peut pas ce jour-là frémir de bonheur puisque même l’espoir d’avoir des —bonnes— nouvelles de l’Algérie s’écroule avec la diffusion du reportage. Au fil des pages, Albert finira par comprendre que pour vaincre sa peur du passage à l’acte, pour pouvoir se donner enfin la mort qu’il désire, il lui faut trouver un surcroît de motivation. Le fait d’avoir compris que sa femme avait un amant ne suffit pas, il sait depuis toujours qu’il ne  la comblait pas, voire ne l’aimait pas. Il doit trouver une peur plus grande encore que la peur et la tristesse de sa mort. Ce ‘supplément’ de motivation, cet ultime ressort, il finit par le trouver au moment de la diffusion des images dramatiques transmises par la télévision. Dans un éclair de génie : sauver la vie de son fils en supprimant la sienne. Transformer son suicide en sacrifice, ou plutôt lui ajouter la notion de sacrifice. Car tôt ou tard il aurait fini par trouver le déclic. L’idée, c’est que s’il meure, son fils aîné (qu’il culpabilise de ne pas aimer assez) deviendra soutien de famille et sera très vite rendu à sa mère, ce qui la rendrait heureuse et, en même temps, «résoudrait» ses problèmes.

Les pages consacrées aux derniers moments de vie d’Albert et à son suicide (que nous ne lirons que plus tard au moment où son fils le trouvera, fallait-il que ce soit lui ?) sont des moments d’émotion pure. Une émotion intense mais nullement exagérée. Là encore, on sait bien que la joie n’est pas de mise. Mais malgré tout, on est presque heureux pour Albert. Car on ne voit pas comment il aurait pu continuer à vivre avec un désespoir aussi profond. Les dernières pensées qu’il a pour sa famille sont d’une grande tristesse mais aussi d’un grand réalisme et témoignent d’un amour profond. Il croit ou veut croire réussir à mettre les choses en place pour tous les siens après son départ et se tranquillise sur leur sort : le retour d’Algérie pour le grand, de belles études sous l’égide de Monsieur Antoine pour le petit, et, probablement, une seconde vie maritale pour Suzanne. De quoi partir plus léger. On a presque envie de dire ‘ENFIN’ en pleurant. Même si on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a quand même une belle part d’égoïsme dans son acte et qu’il évite de penser au mal qu’il va faire aux siens, essentiellement à son plus jeune fils bien sûr.

Enfin, le dernier chapitre se déroule quelque cinquante ans après et est consacré à son fils, le lecteur, qui est devenu professeur universitaire. Du premier, Henri, on ne saura rien. Reviendra-t-il vivant d’Algérie ? On suppose que oui puisque le contraire n’est pas dit… Dans cette dernière partie, nous voilà gratifiés d’une petite leçon d’histoire, en tout cas l’ignare que je suis. La Ligne Maginot, j’en avais entendu parler mais je n’ai jamais vraiment su où elle se trouvait ni à quoi elle était censée servir. C’est chose faite avec la fin du livre. Et je ne suis pas prête de l’oublier maintenant. Car ce qu’on apprend à notre insu, dans le plaisir de lire par exemple, reste gravé dans nos mémoires, bien plus que tout ce qu’on a pu nous ânonner et nous faire réciter en classe. Outre cette mise au point historique très utile sur la Ligne Maginot, ce dernier chapitre nous éclaire sur le traumatisme de ces soldats considérés comme des planqués voire comme des lâches à leur retour, sur la non-reconnaissance de l’Histoire, son injustice même, et a fortiori sur l’état dépressif permanent d’Albert et ses idées suicidaires.

Sur le plan humain, ce dernier chapitre, le plus long, nous permet de retrouver Gilles en homme mûr et de constater avec plaisir qu’il est bien devenu l’homme qu’il promettait d’être lorsqu’il avait dix ans, alors que la mort de son père, le frappant de plein fouet, le faisait aussi entrer dans la vie d’adulte. Et de voir aussi que l’amour et l’admiration qu’il éprouvait pour son père et qu’il a découverts subitement le jour même où il s’est donné la mort n’ont pas fléchi et sont restés intacts cinquante ans après. C’est ainsi qu’en réhabilitant Maginot lors d’un cours universitaire sur la guerre, il réhabilite aussi son père et tous les soldats oubliés de l’Histoire. Une réhabilitation juste et nécessaire pour l’auteur.

 

Il y a beaucoup de sujets importants abordés dans ce livre, notamment les livres et la lecture. A travers l’amour du petit Gilles pour la lecture, l’auteur rend hommage aux livres, et à la littérature en particulier. Le rapport de l’enfant aux livres est un des points forts du roman. Les livres n’ont pas droit de cité dans sa maison depuis que son frère aîné est parti et Gilles se garde bien de parler de Balzac, dont il lit difficilement mais avec avidité Eugénie Grandet. Une passion si forte qu’il est capable de s’immiscer dans l’univers du roman qu’il lit aux côtés d’Eugénie et de son cousin, de «sauter dans le décor» comme il dit. Sans dévoiler trop de choses sur l’histoire, on peut dire que cet amour des livres l’accompagnera toute sa vie et lui ouvrira les portes de l’enseignement universitaire. Tout en lui permettant de réhabiliter son père lors d’un cours magistral en nous donnant la solution du drame dans cette très belle phrase, qui concerne les soldats du front Est :
…Oui, comme s’ils avaient reçu, chacun, une balle dans le cœur.
Et l’on comprend là toutes les raisons du mal-être de son père ainsi que l’inéluctabilité d’une mort qu’il portait en lui depuis vingt ans.
C’est aussi en lisant un passage d’Eugénie Grandet qu’il comprendra, dans une révélation subite, à quel point il aime son père et combien il l’admire.

Les livres qui nous sauvent, ce n’est pas nouveau, si ?

Pour le plaisir, j’ai relevé ce qu’il pense des mots qui font les phrases qui font les livres, en page 57 :
Les phrases étaient comme des routes de montagne avec des virages qui s’enchaînent les uns aux autres et au bout desquels se révèlent des paysages magnifiques. Elles étaient compliquées, même ardues quelquefois et, malgré cette difficulté, il comptait bien aller jusqu’au bout du livre…
Très vite aussi, il comprendra le rôle de la littérature pour appréhender le monde réel et assurer la transmission du passé vers le présent.

Page 121 : Gilles comprit alors que chaque roman qu’il lirait l’aiderait à comprendre la vie, lui-même, les siens, les autres, le monde, le passé et le présent ; et chaque événement de sa vie lui permettrait de la même manière d’éclairer chacune de ses lectures. En découvrant cette circulation continue entre la vie et les livres, il trouva la clé qui donnait un sens à la littérature ; mais il eut, dans le même temps, le pressentiment, après la vivacité de la conversation, l’avalanche de reproches, les basculements de situations qu’il n’aurait jamais imaginés quelques minutes avant, que la vie, comme les livres, était une source infinie de rebondissements, d’imprévus, de choses secrètes enterrées sous les mots, que rien n’était immuable et que tout se transformait sans cesse.

Page 93. La géographie, il faut voyager pour l’aimer. L’histoire, elle vit avec nous, même si on reste sur place toute sa vie. Qu’on le veuille ou non, elle finit toujours pas s’asseoir à notre table». Plus loin. «Pour lui (le petit garçon de dix ans), l’Histoire, celle d’avant sa naissance, était une chose étrange faite d’une substance élastique, disjointe, qui éloignait les années les plus proches et les propulsait dans un espace temporel impossible à maîtriser, un espace où se côtoyaient les dinosaures de la préhistoire, les Boches, les chevaliers du Moyen-Age, Napoléon et le Débarquement. Le passé était une chose extrêmement confuse pour lui ; et, comme il lui était impossible de s’en expliquer, il n’hésita pas à reprendre une phrase qu’il avait souvent entendu dire par sa mère : – Le passé, ça sert à quoi ? Si simplement et superbement dit !

Autre thème important : le suicide. Le thème de la mort et du suicide est abordé sans tabou, ni sociologique, ni moralisateur, ni religieux. Aucun jugement n’est porté sur l’acte d’Albert. Une histoire triste nous est racontée, point.
Le suicide serait pour Albert quelque chose de bénéfique qui lui apporterait non pas la mort mais la libération de la vie, idée que partagent nombre de personnes dépressives qui ne voient la mort que comme l’arrêt des souffrances. Le passage d’un monde qu’on n’aime pas à une éternité qu’on ne connaît pas, certes, mais qui ne paraît pas hostile, plutôt synonyme d’oubli, de tranquillité.
Nous lisons page 1, déjà : Albert ne pensait pas à mourir, il avait juste le désir d’en finir. Mourir ne serait que le moyen.
Ne dit-on pas souvent que quelqu’un «s’est donné la mort» quand il s’est suicidé ? La mort comme ultime cadeau à qui ne peut plus vivre, qui n’accepte plus son destin ? Une expression hautement justifiée dans le cas d’Albert.

Je pense aux paroles de la chanson de Jean-Roger Caussimon chantée par Léo Ferré «Ne chantez pas la mort» :

«La Mort est délivrance, elle sait que le Temps

Quotidiennement nous vole quelque chose…

Elle est Euthanasie, la suprême infirmière,

Elle survient à temps pour arrêter ce jeu

Près du soldat blessé dans la boue des rizières

Chez le vieillard glacé dans la chambre sans feu…

Le Temps, c’est le tic-tac monstrueux de la montre,

La Mort c’est l’infini dans son éternité…»

Le style. Il est tout simplement magnifique. Que dire en face d’un tel texte ? Qu’il est beau à pleurer : sobre, limpide, fluide, d’une grande simplicité. Rien à dire de plus. A l’aune de l’histoire qu’il raconte.

Mon avis sur le livre. En définitive, j’ai beaucoup aimé ce livre, je l’ai a-do-ré. Pour l’histoire, triste et belle, et pour ses personnages perdus, pour les sujets abordés, pour l’écriture.
Musset, dans «L‘allégorie du pélican» écrivit :
«Les chants désespérés sont les chants les plus beaux
J’en connais d’immortels qui sont de purs sanglots»…

Justement, En vieillissant les hommes pleurent est un chant. Et c’est bien comme un chant que je l’ai lu, comme un long poème qui coule de la première à la dernière ligne. Et ce livre coulera encore longtemps comme l’eau et les larmes (celles des personnages et les nôtres), omniprésentes.
Si «peu» de pages pour un livre si riche et si réussi, pour une histoire aussi belle et aussi triste. Comme quoi point n’est besoin de s’étaler sur des centaines pour prendre le lecteur à la gorge et l’émouvoir aux larmes.

Pourquoi ce titre un peu « geignard » ? Je me suis posé la question. Ici, tout le monde pleure, et pas seulement les hommes. Les larmes de Suzanne coulent pour son fils militaire, celles de Gilles, qui ont du mal à sortir même devant l’horreur de la mort de son père. Quant à Albert, après avoir eu le cœur sec pendant des années après son retour d’Allemagne, il sera pris en ce matin tragique du 9 juillet, d’une crise de larmes inextinguible. Des larmes violentes, bruyantes, sanglotantes, longtemps retenues, des larmes de tristesse, des larmes de regret, mais aussi des larmes qui libèrent (le petit aussi, pas seulement le père).
Les larmes ont une grande importance dans ce livre, comme tout ce qui coule, comme l’eau de la cascade dans laquelle essaie de se noyer Albert et dans laquelle Suzanne le trompe pour la première fois dans une scène érotique de toute beauté (la vie d’un côté, la mort de l’autre là aussi). Page 28, il nous dit :
Il n’en revenait pas de ce séisme au-dedans, lui qui ne versait jamais une larme, pas même aux enterrements, pas même à l’enterrement de son père. Un homme qui pleure, ça n’a pas de sens… En vieillissant les hommes pleurent. C’était vrai. Peut-être pleuraient-ils tout ce qu’ils n’avaient pas pleuré dans leur vie, c’était le châtiment des hommes forts.

J’ai toujours aimé relever des phrases, des mots, des rimes, des passages entiers dans des livres aimés. Pour les relire, les accrocher au mur, les citer, les apprendre, en tirer de l’expérience, une sorte de ‘résumé personnel’ du livre. Mais là, impossible ou presque et c’est la première fois que ça m’arrive. Ici, en fait il faudrait presque recopier TOUT le livre !

Page 66. La pudeur avait toujours empêché toute manifestation des sentiments entre eux pour ne laisser place qu’à une espèce d’affection respectueuse qui les avait tenus à distance l’un de l’autre. Il s’agit ici de la pudeur éprouvée par Albert envers sa mère. Mais cette pudeur n’est-elle pas blottie en chacun d’entre nous et responsable de tous les non-dits, de tous les manquements et par conséquent de tous les regrets qui jalonnent notre vie et la ruinent en nous empêchant d’exprimer nos sentiments et de dire à ceux que nous aimons que nous les aimons, comme si les mots «je t’aime» étaient réservés au temps très court de la passion amoureuse ? Encore un thème important que celui de la difficulté à ‘dire les sentiments’ , qui démontre combien Monsieur Jean-Luc Seigle connaît bien l’âme humains et ses failles !

Page 90 : Gilles, à ce moment-là, put d’un regard toucher l’âme de son père. Là, c’est bien de la sobriété et de l’émotion pure.

Si je devais le noter sur 20, je ne le pourrais pas, sur 10 non plus, sur 5 non plus.